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Zineb Guérout, 20 ans de peinture

Une rétro, c’est toujours une gageure. Une occasion unique de mettre en lumière les sensibilités et le travail d’un grand nombre de peintre. Un peintre c’est presque toujours un couple. Si l’un peint l’autre guide. Comme le disait Picasso, les peintres sont des aveugles qui cherchent ma lumière. Et ils ont souvent besoin d’être guidés, soutenus dans cette étrange quête


Max et Zineb poussent la complémentarité à son paroxysme, puisque pour lui, l’historien, archéologue maritime, ce fut un jeu de reconstituer le parcours pictural de sa campagne. En capitaine de vaisseau avisé, il n’a rien laissé au hasard. Pour prendre la mer, mieux vaut être prévoyant. De façon chronologique il nous fait pénétrer dans son monde onirique qu’il accompagne avec une attention bienveillante. Il a mis en ordre 20 années de recherches, de cette quête permanente chez l’artiste pour que l’on puisse découvrir un itinéraire tout consacré à la peinture, à l‘huile s’il vous plaît !

Technique de plus en plus abandonnée de nos jours pour des pratiques plus rapides et plus simples à manier, dans cette période où il faut réussir avant que de commencer. Une rétro bien faite, comme c’est le cas ici, nous permet de découvrir la lente évolution du travail. Mais même si l’artiste nous explique que ses préoccupations sont les mêmes, il n’en demeure pas moins que les changements sont notables, avec entre autres la disparition totale de la figuration. Mais si l’Homme est absent, l’Humain reste une constante que l’on retrouve en sous texte, bien souvent suggéré, mais plus jamais représenté. Au rez-de-chaussée, présentation des œuvres primitives de ce parcours, où le questionnement sur la fragilité humaine est constant. La parenté avec le surréalisme est assez évidente, surtout dans les peintures où équilibre et déséquilibre permettent des constructions artistiques particulièrement réussies. En même temps que le propos s’affine la peinture gagne en épaisseur. A l’étage, la dimension artistique a pris un tournant important, avec cette abstraction où le travail sur la couleur et le découpage de la surface font continuité et nouveauté. Cet espace est particulièrement solennel. Vous êtes reçu par un immense quadriptyque noir, prolongé par une série de même veine. Vraiment de la belle ouvrage.

A découvrir sans tarder

Jomy.

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